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CUBING BIS ***

Fourmilière chorégraphique simple, absurde et joyeuse - oeuvre ouverte, participative

avec Catherine Legrand et Dominique Jégou

Un jeu de manipulations de cubes dans l’espace public pour deux danseurs professionnels, un groupe d’amateurs préparés et des candidats spontanés.

La compagnie propose, à des groupes rencontrés en amont, des personnes sollicitées par internet et des passants, de jouer Cubing Bis avec deux danseurs professionnels, à partir de règles simples, pour se déplacer, prendre des cubes et les ranger.

La danse, interprétée par Dominique Jégou et Catherine Legrand se relie à travers ses propres règles du jeu à l’architecture créée par les cubes.

En proposant une scénographie en mouvement en contrepoint de celle de la ville, en distribuant les règles du jeu pour participer, en amenant tout un chacun à la danse, Dominique Jégou invite à un nouveau rapport à notre espace quotidien.

Pour les habitants, il y a plusieurs façons de participer :

- suivre un atelier en amont pour expérimenter les règles du jeu, et éventuellement les transmettre à des proches ;

- prendre connaissance des règles du jeu sur internet, sur le principe des flash- mob, et venir jouer lors des représentations ;

- découvrir Cubing Bis en tant que spectateur.

Ce qui arrive tout le temps :

Une personne construit des colonnes de cubes qui sont détruites par une autre personne qui construit un peu plus loin des lignes monochromes de cubes (jaunes, bleus ou verts), qui sont détruites à leur tour par quelqu’un qui isole les cubes et les met à égale distance les uns des autres...

La philosophie du projet :

Continuons à faire ce que nous avons à faire quand bien même cela est partiellement ou complètement détruit, gardons notre direction, acceptons les contingences ...

Cela, évidemment, n’empêche personne de construire des protections pour ce qu’il vient de bâtir.
Des ralliements, des connivences ont lieu, apparaissent également des destructeurs...

Co-présence de la construction et de la destruction.

Accepter que les choses que l’on construit puissent être détruites, permet d’envisager l’action et le geste d’une façon particulière, autant sur le plan individuel que collectif.

Cette expérience nous amène à faire des liens avec l’art tout autant qu’avec la vie quotidienne.

Dans le projet, la danse émerge du jeu avec la manipulation des cubes.

La performance des danseurs (professionnels et amateurs) est liée par exemple au fait :
- d’adapter la vitesse de la danse en fonction de la hauteur des colonnes de cubes ;
- de garder intact le sens des actions imposé par la partition, tout en se maintenant en contact physique avec d'autres participants, eux aussi en mouvement.

La liberté de déroger aux règles initiales, pour les danseurs professionnels comme pour les participants, offre la possibilité d’être dans un rapport instinctif à soi-même, loin d’une vision de la danse qui serait reliée uniquement au fait d’apprendre des gestes codés.